Au gibet

 

Sur le gibet de notre place de grève,
Debout, jambes à l’écart,
Le buste par dessus le dossier du fauteuil,
Face au miroir,
Je lis l’interrogation sur ton visage.
De cette sentence crainte,
Mais pourtant acceptée pour tes fautes,
Et administrée par un tiers,
Neutre et sans concession,
Pour me permettre,
De mieux apprécier ta rédemption.
« Tend moi tes mains ! .. »

slaveofyourpassions-tumblr-com_20141116

Dans le silence, la tension gagne.
Derrière toi, les pas inconnus.
Sur tes hanches, une main,
Deux mains qui se posent.
Et descendent sur tes fesses
Le  zip qui s’ouvre d’un trait,
Ta jupe qui glisse à terre,
Ta culotte tirée vers l’arrondi de tes fesses,
Descendue à mi-cuisses.
Tu te sais fragile,
Humiliée,
Exposée.
 » Ne quitte pas mon regard ! »

bwdesires-tumblr-com_20140803

Le cliquetis de la boucle de ceinture,
Qui glisse rapidement à travers les passants.
La caresse froide du cuir sur ta peau.
Qui s’arrête comme pour prendre ses marques.
Tes mains qui se serrent,
Sur une pensée prémonitoire.
Dans le silence imposé du bâillon sur ta bouche,
Ton regard qui me dit ta résignation.
« Allez-y ! »

nicolasdeluigi_20141996

Photo Nicola De Luigi

Dans cet instant un moment suspendu,
L’air qui soudain siffle.
Le claquement qui déchire le silence,
Ton cri, surprise.
Tes mains qui se crispent,
La brûlure qui te vrille,
Ta bouche qui serre le mord.
« Non, ne dis rien ! »

Déjà, le second coup cingle.
Tes fesses dansent comme pour fuir.
Ton cri qui se prolonge d’un long gémissement.
Sous cette douleur qui enfle en toi.
Et marque les traits de ton visage.
Dans tes yeux, cette volonté intacte.
« Oui, sois forte ! »

affiniteseclectiques-tumblr-com_20140826

Photo prise chez « Affinites Eclectiques »

Les coups s’enchaînent inlassablement,
Foudre qui s’abat dans le tempo,
Arrachant à ton corps leur part de résistance,
Laissant  leur empreinte sur ta peau zébrée,
Ton  regard se fait implorant.
Ton corps résonne en complainte.
Sous la rigueur implacable du supplice
Mais tu le sais,
Le bourreau n’arrêtera pas son ouvrage
Cette sentence que j’ai voulue pour toi
Et que tu subis entre mes mains.
 « Il le faut ! »

Au-delà de ta résistance,
A force de se combattre,
Ton corps arrête de se débattre,
Et  laisse s’exprimer,
Les spasmes de ta rédemption.
Alors la pluie d’orage s’éloigne.
Emportant dans le silence ton bourreau,
Que je remercie,
Et te laisse pantelante accrochée à mes mains.
Le corps marqué des coups endurés,
Les larmes  inondent tes yeux,
Et coulent sur tes joues,
«Laisse toi aller ! »

submit-yield-obey-tumblr-com_20160417

Photo prise chez « Yes Sir »

Je fais maintenant le tour du fauteuil,
Pour venir admirer l’œuvre laissée par ton bourreau,
Entrelacs de diagonales sur le blanc de tes fesses
Je glisse alors ma main sur ta peau,
Ressentir la chaleur de ton corps meurtris,
Mais je te sais le cœur libéré d’avoir tant donné.
« Je suis fier de toi ! »

Pourtant, dans cette douleur,
Ton corps n’a pas su retenir une onde de plaisir,
Et cette mouille cueillis à la commissure,
Éveille mes instincts,
Et m’impose de parfaire la puissance de l’instant,
Dégager mon sexe déjà tendu de désir,
Te sodomiser d’un trait,
Maintenant, c’est au son de mon pilonnage,
Que ton corps raisonne et s’enflamme.
« Tu aimes, chienne ! »

siraxman-blogspot-fr_20160424b

Photo prise chez « Axman »

C’est bientôt dans un râle de plaisir,
Que tu reçois mon pardon.
Et quand gicle sur ta peau,
L’encre bouillonnante de mon stylo,
C’est le paraphe final de cette œuvre éphémère,
Que je signe sur ton cul …

siraxman-blogspot-fr_20160415

Photo prise chez « Axman »

« …Vilaine ! »

Tendres soupirs

Ah!
Interrogatif,
Étonnement d’une caresse,
L’espoir d’une audace
Un simple filet d’air,
Entre tes lèvres mi jointes,
Comme une respiration,
Un instant suspendue,
Encore une fois libérée.
En une brise légère.
Ôoh !
S’arrondir,
Se creuser,
Prendre corps,
Comme un chant,
Une mélopée enchaînée,
Une voyelle encore renouvelée,
Dans une foulée qui s’allonge,
Le vent léger se fait souffle.
Espoir d’un envol.
Humm..,
Dégustation,
Tendre inclinaison,
Comme  une approbation,
A cette emprise en eau profonde,
Audacieuse intrusion,
Au creuset de l’intime,
Possession librement  consentie,
Qui s’inonde en abandon.
Et décoiffe les conventions.
Ouiii,
Adore!
Le divin accord,
Quand roule dans ton ventre,
Le frêle esquif sur la houle océane,
Diable qui drague de sa corne,
Aux fonds délicats et savoureux,
Alors dans les brumes marines raisonne,
Comme un râle abyssal s’entonne,
Le chant des sirènes du plaisir.
RÔooh!
Grondement dans les hunes,
Roulement au fond de ton ventre,
Comme résonne le clairon victorieux,
D’un corps céleste exalté,
Tendu au zénith par le plaisir,
Qui gicle sa semence,
En une myriade d’étoile,
Arrhh. !..
Oui, Encore!
Chante en corps,
Entonne à nouveau ton credo,
Quand plantée sur son dard,
Dans cette union obscène,
Ton âme ne t’appartiens plus,
Et vibre ces ultimes instants,
Dans ce dernier soupir,
Trémolo d’une tendre agonie.…
 ..Jouit !

A prendre


Photo prise chez « Noah BN »

Après l’avoir longuement observée,
Dans cet irrésistible appel,
La saisir entre tes doigts,
Suivre ses contours,
Mesurer ses lignes,
Sentir le grain de la peau,
Laisse sa chaleur t’irradier
Pour en deviner les desseins,
Imagine-la!
Comme une alliée,
Vers toi à jamais ouverte,
A saisir comme une bouée,
Pour te ramener de rivages inhospitaliers,
A prendre contre soi,
Pour apporter sa chaleur,
A un cœur émoussé par de durs combats.
Doux et tendre réconfort,
Qui si souvent fait défaut,
Dans les épreuves de la vie.
Un creuset pour recueillir tes larmes,
Ou étancher ta soif d’humanité.
Au delà de la douceur satin,
Il y a ce feu qui allume les sens,
Audacieuse partenaire au goût d’indécence,
Qui glisse sur ta peau à frissons,
Caresse tantrique sur ta douce toison,
Décidée à révéler des secrets d’alcôves,
Cueillant sur ta fleur en pâmoison,
Ces senteurs nacrées et enivrantes,
Joueuse et fougueuse à la fois,
Elle inonde ton corps de ce désir de stupre,
Comme on vend son âme,
Pour goûter le paradis.

Au feu de la passion,
Forgeras-tu un instrument de pouvoir,
Pour qui chaque signe vaut parole,
Et dicte la consigne ?
Sceptre de l’autorité magistrale,
Étau d’airain sur ta nuque fragile,
Prompt à exécuter la sentence totalitaire,
Et courber les résistances de l’esprit,
Claque sur ta peau,
Comme le feu du fouet,
Enflamme tes chairs,
Ou plonge dans ton intimité,
Ces doigts missionnaires,
Implacables sourciers,
A la recherche d’un plaisir qui s’impose,
Et inonde tes entrailles suppliciées,
De vagues délicieuses et obscènes. 
Une main à apprendre,
Une main d’ami à recevoir,
Une main d’amant à déguster,
Une main de maître à respecter,
Une main à prendre,
Une main à guider vers toi,
Car à ne pas savoir faire ce choix,
Peut-être t’imposera-t-elle …
…le sien !

Lacrymale

Comme le condamné sur le gibet,
Tu ne peux plus reculer,
Pour toutes les souffrances de la vie à venir,
Pour rompre les tabous,

Tu iras jusqu’au bout.

En t’allongeant sur ses genoux,
Culotte baissée sur les cuisses.
Sur la peau tendre de tes fesses,
La main se fait d’abord caresse,
Puis rapidement exécute la sentence,
Bourreau implacable à remplir son office.
Et passé l’instant de surprise,
Les coups éveillent ce feu naissant,
Qui crépite d’un rythme syncopé,
Avant de se faire brasier.
Vient alors le besoin d’objecter,
A ce picotemententêtant qui se fait douleur,
Sans que le bras ne faiblisse de rythme,
La peau attend le prochain coup
Rouge écarlate,
La brûlure sourdre,
L’esprit appelle à la clémence,

Au-delà des limites,
Intolérable,
Le corps n’appartient plus,
Comme une vague insoutenable,
Le cœur explose en émotion,
 Jouissance lacrymale,
Quand les sanglots de ton âme.
Coulent sur ta peau,
Et inonde ton fourreau.
Comme libérée d’un lourd fardeau,
Ne plus retenir,
Lâcher prise.
Alors enfin résonne l’armistice,
Sans honte pour tes yeux rougis,
Pas plus que de ta nudité,
De ton cul rougi,
La caresse de la main apaise,
Au son de cette voix mâle qui unit,
Là, 
Le corps caniché contre lui,
Soulagée d’avoir su t’abandonner,
Heureuse de lui appartenir,
Et de ces larmes qui roulent sur tes joues, 
Pour étancher….
…Sa soif ! 

Les mots amères

http://www.deezer.com/plugins/player?autoplay=false&playlist=false&width=700&height=80&cover=true&type=tracks&id=5455633&title=&app_id=undefined

Amour, Amore
Dans l’obscurité de l’hiver,
Nous nous sommes perdus,

Le silence a tout envahi,

Et suinte son venin amère.
De l’espoir à la colère,
Les mots s’entrechoquent.
De doutes en tristesse,
Au cœur, la douleur sourdre,
Le regard est brouillé de larmes,
L’encre sèche au bout de la plume.
Il est loin le temps des moissons,

Pourtant la faucheuse passe implacable,
Dans son froid visage de mort.
Pas cru, pas assez, pas comme ça,

Il n’est plus temps pour des reproches,
Quand même l’incompréhension demeure,
La flamme vacillante est mouchée,
Pour l’impossible, il n’y plus d’espoir,
Je retourne donc à la solitude,
Et dans l’oubli…
…Adieux Nous!

Les mots crus

http://www.deezer.com/plugins/player?autoplay=false&playlist=false&width=700&height=80&cover=true&type=tracks&id=2427781&title=&app_id=undefined

Tu es belle,
Dans ta tenue femelle,
Chienne sur ton pied d’estale,
Offerte à mon regard,
Objet de plaisir,
Ouverte à toutes les audaces
Soumise à ma volonté,
Ta crinière ramassée dans ma main.
Devant ta bouche,
Mon sexe se pâme,
La peau douce de ta joue se fait caresse,
Petit animal gourmand,
Dresse mon désir,
Décalotte moi en douceur, 
Lèche ma hampe sur la longueur, 
Taquine mes bourses,
Bouffe ma queue,
Pompe moi  bonne travailleuse,
Avale moi jusqu’à la glotte,
Quand ma main te force à m’engloutir.
Parcourir ta colonne du bout des ongles,
Creuse tes reins d’un frisson glacé,
Entre  ton bouton de rose et ta chatte,
Mes doigts inquisiteurs,
Forcent le passage et commencent l’affinage
Fouiller pour te faire accueillante,
Le travail patient lève les résistances,
Et mouille ta chatte,
Quand mon sexe au fond de ta gorge,
Ne rêve plus que d’empaler ton intimité attendrie.

Alors passer dans ton dos,
Savourer la rondeur de tes fesses,
Écarter tes jambes, les lobes de tes fesses
Pour  t’ouvrir à mon regard,
D’un jet de salive, oindre ton œiller,
Faire glisser ma queue sur ta raie,
La voir se perdre entre tes lèvres pulpeuse,
Dans la concupiscence de tes soupirs,
De mains de maître sur tes hanches,
T’imposer la cambrure de ton dos,
Et trouver  le bon angle d’attaque,
Pour s’empaler d’un trait entre tes reins,
T’arrachant un cri de surprise.
Une main ferrant ta chevelure,
Quand l’autre s’assure l’emprise de tes reins
Lentement commencer à te limer,
Admiratif de ta capacité à m’engloutir.
Tendre polissage de mon jonc,
Qui se joue des secrets de ton fourreau.
T’imposer un rythme en opposition,
Passer d’un petit trot altier,
Au pilonnage à bride abattue.
Dans le claquement de nos corps enfiévrés,
Mes couilles battent la chamade sur ta raie.

Ma main qui s’écrase sur tes flancs,
Marque ta fesse d’empreintes rougeoyantes,
Encouragement à t’enflammer.
Ton fourreau  jute l’indécence.
Quand tu cries ta jouissance,
Je râle mon plaisir mâle,
D »une ultime saccade,
Gicle mon foutre bouillant,
Qui t inonde de belles rasades,
Et bave à la commissure de tes lèvres enfiévrées.

Après cette belle cavalcade,
Alors  que nos corps soudés,
Frissonnent encore à l’unisson,
Je tire ta tête à la renverse
Pour dévorer ta bouche.
Décidément, j’aime te prendre ….
… A cru!

Culottée

http://www.deezer.com/plugins/player?autoplay=false&playlist=false&width=700&height=80&cover=true&type=tracks&id=3135077&title=&app_id=undefined

Sous mes doigts vagabonds,
Glisse le liseré de dentelle,
Le long de ta peau qui rayonne,
Du frison de vos désirs.
J’accompagne d’une caresse,
Le petit carré de coton,
Qui épouse avec douceur,
Mont et vallée intime.
Embrasser la surface à pleine main,

Presser le tissu pour ouvrir tes lèvres ,
En quête d’une douce moiteur,
Faire son sillon pour&nbsp mieux vous perdre.
Regarder votre regard se noyer,
Quand le Ô de cette bouche,
Résonne comme un appel,
Savourer la douceur du tissu,
Savoir les vibrations de votre chair,
Face à mon désir érigé,
Le corps en opposition,
Repousse à l’écart,
Le compas de vos jambes,
Pour que glisse mon sexe,
En long va et vient,
Sur votre culotte tendue.
Soulevant la bordure,
L’audacieuse virilité se faufile,
Pour retrouver cette tendre chaleur,
Soumis à une double emprise,
Décalotant le faîte de mon ardeur.
Voyeur de nos ébats,
Le lent mouvement de nos corps,
 Enluminés de désirs,
Branle avec un soupçon d’indécence,
Ma colonne de chair,
Blottie entre chair et toile.
Accompagne le chant de tes soupirs.
Sous le tissu, mon glaive creuse son sillon,
Roulant sur votre perle encapuchonnée,
Déflorant le col de ce tendre fourreau,
Qui appelle la caresse d’un bâton de feux,
Il n’est plus temps madame de vous mettre à nu
Cette dentelle ne sera qu’un frêle obstacle,
Face au tranchant de mon glaive.

Le gland s‘enfonce d’un trait,

Pour retrouver cette place qui est la sienne.

Dans la douceur de vos entrailles.
 Vous pilonner ainsi,
Écartant sans ménagement,
Le tissu d’un blanc virginal,
Donne ce sentiment d’urgence,
Proche du viol,
Et décuple le plaisir,
Jusqu’aux râles de cette jouissance partagée.
Gicle ma sève au fond de ce chaudron,
Dont les parois palpitent à déraison,
 Autour du sexe turgescent.
Le souffle de nos corps à l’unisson,
Emplis nos vies en communion,
Laissant ce frêle obstacle distendue,
Trempée du sirop de nos plaisirs mêlés,
Il est peut être temps, Madame, 
De retirer…
…Votre culotte !